Après quelques semaines de travail, la structure tient debout avec sa membrane autour. Le résultat est plutôt très satisfaisant. Cette étape a été bien intense; heureusement j’ai été beaucoup soutenu par Didier Gugole. Il est sur la photo derrière la structure. Didier est le maître de l’atelier métal (à l’Ensci), comme on a dit à l’époque du Bauhaus, et il mériterait bien le titre du maître. A part de lui, il y a eu plein d’autres gens qui m’ont aidé, c’est le moment donc ici de les remercier (Nicolas, Ivo, Douz, Yi, Théo, Mathieu, Donata …). La performance est pour la première fois opérationnelle, complétée de son architecture; mais encore dans sa version bêta. Jeudi il y a eu une première pour inaugurer l’architecture avec une performance ou Olja et Donata ont dansé. Il y a eu beaucoup du monde avec des retours très positifs.
Residence au Pavillon Noir
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Douglas et Olja
Nous avons travaillé principalement sur l’interaction entre la chorégraphie et la programmation de l’interface visuelle. Douglas a intégré le tracking par OpenCV. Il a crée un sort de library pour processing avec Stephane Cousot. Le tracking en OpenCV marche magnifiquement bien.
En effet la danseuse porte des LEDs sur ses articulations comme on peut s’apercoit sur le photo ci-dessous
Le tracking a été facilité avec une petite astuce, les LEDs ont été couvert par un tissu blanc, ce qui provoque une diffusion de lumière à 180°. Si la danseuse n’oriente pas la LED directement vers la caméra, elle est pourtant toujours capté.
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Led sans et avec tissu. La tâche lumineux et beaucoup plus grande à droite, surtout à un angle très plat
A la fin de la résidence, une chorégraphie de dix minutes a été crée. Le résultat est visible dans le vidéo ci-dessous.
La réalisation de la membrane
Préalablement, j’ai réalisé une membrane pour la maquette. Le tissu avait proportionnellement la même élasticité que la matière pour la structure, donc j’ai pu tester le comportement sur la structure. Suite à la maquette, j’ai réalisé qu’il fallait rajouté des barres qui rejoignent les bords en haut pour éviter que la membrane sous tension crée des lignes concaves.
Le procédé a été le découpage des patrons en carton pour verifier et réadapté les dimensions. Ensuite le découpage et collage du Giscolene pour fabriquer un seul ‘capote’ qui sera fixe avec des cordes comme un corset sur la structure.
La première étape a été d’exporter les dimensions de la membrane qui a été dessiné en 3D sur papier en 2D. C’est là ou les problèmes ont commencé. Pour la maquette, j’ai simplement pris les pages imprimé comme patron que j’ai découpé ensuite dans le tissu. Comme il est élastique, un très grand précision n’a pas été nécessaire. Cette fois-ci, il fallait transféré le plan 1:20 sur le patron en taille réel. Mais je me suis aperçu que ce que Rhino (logiciel pour le dessin en 3D) m’a exporté n’ont pas été des géométries existants. Comme les trapèzes dont sont composé les surfaces de la membrane ne sont pas plans, Rhino les a aplatie. Mais les angles et cote que j’ai mesuré ne correspondait à rien:
J’ai transféré mes plans grâce à un énorme compas (merci Didier!). Chaque fois que j’ai dessiné mes trapèzes à partir d’une base et deux diagonales et que j’ai vérifié les autres cotés par la suite, il y a eu un qui a été faux. Ceci était lié au fait que les différentes coté du trapèzes ne se trouvent pas sur le même plan. La solution aurait été de découpé les surfaces en triangle, car un triangle est toujours sur un plan contrairement au rectangle. C’est pour cela que les logiciels 3D utilisent les triangle comme plus petite unité ( merci à François GAULIER de l’Ensci pour les explications). Mais de couper et souder les triangles au lieu des trapèzes aurait doublé le travail. Donc finalement, j’ai remesuré les dimensions sur la structure au lieu de se fier des plans exporté de Rhino et j’ai calculé un compromis pour rester dans une précisions de +/-2cm, ce que la matière m’a permis sans problèmes.
Ensuite, j’ai transféré les plans sur papiers pour découper les patrons. J’ai revérifié ensuite les patrons sur la structure avant de découper le Giscolene. Le Giscolene se coupe très facilement, mais le collage est délicat. Elle se colle avec un double face spéciale et un primeur. On applique d’abord le primeur sur les deux surfaces, ainsi les surfaces sont propres et prêt à s’assembler chimiquement. Cette assemblage s’appelle ‘vulcanisation’ proche du procédé quand on répare les chambre à aire de son vélo. Une fois le double face et la surface traité sont en contact, il est impossible de le séparer. On obtient une collage très robuste mais c’est très délicat d’éviter les pli surtout dans les coins.
Pour un résultat correct il est inévitable de travailer à deux. Il y a Nicolas Tilly, artiste plasticien qui m’a beaucoup aidé, mais aussi Douz et Ivo Flammer.
J’ai passé deux semaines tous le jours à travailler sur la membrane, même le weekend. J’ai eu donc même l’aide de ma fille qui a passé du temps avec moi sur le chantier.
La réalisation de la structure
A part la réalisation elle même, c’est surtout la conception de la réalisation qui a pris beaucoup de temps car les exigences sont nombreuses: La structure doit être le plus léger possible, solide, s’adaptant à des sols qui ne sont pas toujours plan, le montage doit être facile, rapide avec le moins d’outils et personne possible. Toute la structure doit être facilement transportable- et tous ça avec un budget très serré.
Pour la légèreté, nous avons trouvé un système des arches en tubes de 35mm qui sont écarté par des tube plus fine qu’on peut “clipsé” en haut sur les arches. Ce système de fixation est beaucoup utilisé dans les stands de marché parisienne qu’on monte et démonte 2 fois par semaine. Tous les tubes sont max. 2.50m ce qui permet de le transporter avec un camionnette de 10m2. L’assemblage des tubes se fait avec des goupils, nous avons évité des vises pour éviter d’avoir des pièces qui s’usent.
Pour éviter que la structure ‘se plie’ quand il y a des vents nous avons rajouté un contreventement en fil métallique. C’est très léger et s’adapte facilement. Quand les sols n’est pas plan, toute la structure se déforme légèrement. Avec un système de serrage de fil métallique, ce contreventement reste adaptable.
Quand le spectateur rentre dans la structure, il n’est voit qu’une petite espace avec une miroir. Il y a aucune entrée visible pour la danseuse. Pour rendre l’entrée invisible, nous avons utilisé une ‘ruse’, qu’on connait des châteaux. Une porte tournant a été dissimulé dans le miroir. C’est probablement aussi un élément qui fait que parfois des spectateurs croient que la danseuse est une simple projection 3D.
La consolidation de la structure
J’ai dessiné le plan avec Didier directement sur le sol à l’aide d’un cordeau à poudre. Le tracé au sol m’a permis de me rendre compte de la dimension réel, de tester que la projection rend dans la structure, que l’espace pour le public est suffisamment et de ‘sentir’ les proportions. Suite à cette étape j’ai rallongé l’espace de la danseuse, car elle a donné l’impression d’être trop serré. Mais aussi la proportion par rapport à l’espace du spectateur n’était pas juste.
L’entrée de la structure a été un point sensible, car l’angle de coude à certaines endroits des tubes horizontaux semblait critique. Suite à cette étape ou Yang Yi m’a aidé, j’ai élargie l’entrée, mais j’ai gardé le coude pointu, ce qui oblige le spectateur en rentrant de faire un petite hanchement, un sorte de mise en condition pour voir un spectacle de danse ensuite ;-)
La maquette à l’échelle 1:20 a permis d’observer et étudier la statique de la structure et de voir le projet physiquement en 3D. J’ai la réalisé en tige de métal d’apport que j’ai soudé à l’argent.
- La maquette de la structure en métal
Suite à l’étape de la consolidation, j’ai redessiné les plans et passé à la réalisation.
designing the space – concept
A l’origine de la forme de l’espace, il y a d’abord la nécessite de créer un espace pour un danseur et un spectateur. [1] Le compartiment du danseur est un espace de projection ainsi qu’un espace de danse. Pour établir une proportion harmonique qui répond à une espace d’une certaine intimité, la surface de projection a été limité à 360cm x270 (4:3). Ainsi l’espace de projection établi la longueur du compartiment de la danseuse (460cm) en tenir compte d’un projecteur 1:1.5. L’espace du spectateur a été limité au nécessaire pour accueillir un fauteuil du spectateur.[2] Pour des raison de sécurité il n’était pas envisageable de fermer l’espace qui pourtant besoin un noir totale. Pour cette raison une paroi a été doublé pour ainsi créer un couloir avec une coude pour empêcher la lumière de rentrer.
L’horizontalité de la structure a été conçu en référence au mouvement humain ainsi que sa médiation. Moving by numbers met en perspective le mouvement humain ainsi que sa représentation par les médias numériques. A l’origine de l’enregistrement du mouvement – la volonté de fixer l’instant du mouvement sur un support – a été le travail de la chronophotographie de J.E. Marey. Marey a transformé une évènement physique (la course d’un homme) en une information ( le film). Dans mon démarche, j’ai inversé la logique: L’information du mouvement qui a été fixé par Marey sur le pellicule se déploie a nouveau dans l’espace physique, devient lui même physique et crée ainsi un espace. Elle devient une architecture en mouvement.
L’audio-tactile à la Drôme
Je me suis souvenu de l’installation de Lynn Pook au festival Émergence 05 à Paris qui me paraissait plus adéquat comme retour du mouvement de la danseuse. J’ai pris alors contacte avec Lynn qui a habité à ce moment encore à Berlin, elle même franco-allemande. Sa mère a été danseuse, donc la proposition de travailler sur un projet de danse lui intéressait bien. Elle m’a invité de la joindre dans la maison de la campagne de son père dans le Drôme ou a a ou faire des premières expériences.

Séance de travail avec Lynn Pook (devant) Julien Clauss au lap-top, Maria Donata d'Urso (en blanc) Paolina Luna (au fond) et moi.
J’ai a été accompagné par ma femme et danseuse du projet Maria Donata d’Urso et notre fille Paolina. La compagnon de route de Lynn, Julien Clauss,a été également présent. A part d’un travail conceptuel, nous avons pu ressentir l’interface audio-tactile en profitant l’expérience de plusieurs années de Lynn et Julien concernant les endroits du corps plus au moins sensible à la stimulation tactile ou auditive au encore des fréquences qui procurent différents sensations.
Performance Maison Pop
La soirée a été partagé avec Joëlle Bitton qui à présenté son oeuvre “Passage” qui est encore exposé au Maison Pop jusqu’au 16/05 ainsi que quelques reflexion qu’elle à élaboré lors de son travail au Human Connectedness group du Media Lab à Dublin.
J’ai rencontré la danseuse Anne Lenglet peu de temps avant, mais on a arrivé en quelques jours de formaliser un premier approches afin de relationner le corps à l’interface et vice versa.
Préalablement, j’ai developpé quelques codes. Comme je ne l’ai pas fait seul, c’est l’occasion de remercier quelques personnes: Il y a Uros Petrevski de l’Ensci, un hacker fou, qui a développé quelques truc vraiment intéressant. Ensuite avec Douglas Edric Stanley avec qui j’ai passé quelques jours très agréable à Aix aux Beaux Arts, certainement l’école d’art le plus intéressant en France en ce moment et à Marseille au Cap 15 un magnifique friche d’artiste.
Pour le comportement physique m’a aidé mon copain Ivo Flemmer qui vient de lancer son Start Up XiLabs pour developper de ‘pervasive games’.
Dans les billets suivants il y a des extraits videos des 4 séquences que j’ai testé avec des différents comportements des particules (1, 2) et des mode d’interaction différents (3, 4).